L’Autre Connexion de Cécile Faulhaber : une école en pleine nature

Le film L’Autre Connexion de Cécile Faulhaber présente une école en pleine nature qui se base sur les cultures ancestrales indigènes. L’école Wolf se situe sur l’île de Salt Spring, au Canada, en Colombie Britannique. Quelle que soit la météo, les enfants qui y étudient y explorent trois jours par semaine la connexion profonde à la nature, aux autres et à eux-mêmes. Guidés par des adultes référents, ils choisissent notamment un lieu d’où ils peuvent observer le vivant qui les entoure. Au contact de la nature dans cette école étonnante, les enfants semblent acquérir une posture d’écoute et un rapport à la vie très mature. Ils étudient les matières classiques avec d’autres éducateurs le reste du temps.

film l'autre connexion

L’Autre Connexion présente un modèle d’éducation dans la nature. C’est ce qu’on appelle en France la pédagogie par la nature, et qui a le vent en poupe depuis quelques années. Dans ce type d’éducation, les enfants explorent une connexion profonde à la nature, aux autres et à eux-mêmes, développent leur don unique et grandissent sur leur chemin d’humain.

Le film L’Autre Connexion traite plus largement d’écologie intérieure et de notre rapport au monde : autant de thèmes qui questionnent le système éducatif actuel basé sur l’acquisition de connaissances. En France, le nombre d’écoles qui emmènent régulièrement les enfants dans la nature progresse et les éducateurs témoignent des changements qu’ils voient chez leurs élèves : plus de coopération et d’entraide, plus d’empathie. Ce film est une invitation à se reconnecter au vivant.

Preuve que le message de ce film touche : le bouche-à-oreille est extrêmement positif, et a un impact fort sur les publics qui le visionnent.

 

 

 

 

 

Le modèle de la Forest School, école en forêt, ou école en nature, existe depuis très longtemps dans les pays européens du nord et de l’est, ainsi qu’en Amérique du Nord. Ce modèle éducatif et pédagogique a fait ses preuves. Les élèves qui fréquentent ce type d’établissements apprennent tout ce qu’ils ont besoin de savoir et développent en outre un savoir-être et des compétences humaines cruciales pour l’avenir (confiance en soi, empathie, altruisme…). Les enfants éduqués dans la nature, ou connectés à elle, auront à cœur de respecter et de protéger la planète. Ce qui n’est pas le cas lorsque les enfants sont déconnectés de la nature et ne la connaissent pas. Ils en ont peur. Il y a donc un enjeu écologique fort, porté par ces écoles. Un enjeu de société. Quel type d’enfants voulons-nous laisser à notre planète ?

A propos de la réalisatrice, Cécile Faulhaber

Après de longues études et une carrière réussie dans les nouvelles technologies à Paris, Cécile Faulhaber sent l’urgence de vivre pleinement. Un accident lui fait comprendre cette nécessité. Elle quitte sa vie confortable qui ne l’était en fait pas tant, pour partir à la recherche d’une vie plus juste. Elle marche longuement, seule, dans la nature, où elle y vit ses premières expériences de connexion, réalise des projets alternatifs, puis les synchronicités l’amènent au Canada. La vision globale et les expériences qu’elle découvre à la WOLF Kids School sont si fortes, qu’elle décide d’en faire un film pour partager l’aboutissement de sa quête de sens. Sans aucune expérience en réalisation, Cécile a réussi à restituer une ambiance et à capter des témoignages très profonds. Son film parle au final d’éco-psychologie, c’est-à-dire d’écologie intérieure et de notre rapport aux autres et au vivant.

école en nature

Une diffusion citoyenne

Kamea Meah est un distributeur citoyen de films à fort impact sociétal. Alternative à la distribution classique, Kamea diffuse avec sincérité et cohérence des films qui font bouger les lignes et les consciences. Ce modèle de diffusion mise sur l’animation d’une communauté de citoyens qui aident à diffuser les messages de films inspirants. Les projections se font à tarif libre, afin de lever les freins par rapport à un prix de diffusion, et de conscientiser sur le travail de la réalisation d’un film.
Le film L’Autre Connexion est actuellement disponible en diffusion citoyenne, pour que tout le monde puisse s’en emparer pour organiser des projections et diffuser les messages autour d’eux. Un guide d’animation a été conçu pour permettre aux personnes d’animer des échanges suite aux projections.

Pour savoir où L’Autre Connexion est projeté ou organiser des projections, visitez cette page.

Titre : L’Autre Connexion
Réalisateur : Cécile Faulhaber
Production : Troisième Option
Distribution : Kamea Meah
Durée : 42 minutes
Film en V.O anglais, Sous-titres français

Une soirée de lancement est organisée le 1er février 2019 à Paris (voir les informations ici).

 

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Auteur de l’article : L'auteur

Enseignant-chercheur de formation, je m'intéresse aux écoles alternatives depuis 2012, année où j'ai dû réfléchir à la scolarisation de mon premier enfant et où il m'est apparu que je voulais pour lui une école différente, bienveillante. Depuis, je me passionne pour l'éducation alternative et la parentalité positive. J'aime faire découvrir des écoles innovantes. Je suis l'auteur du livre Guide et annuaire des écoles alternatives et différentes.

2 commentaires sur “L’Autre Connexion de Cécile Faulhaber : une école en pleine nature

    Hirigoyen

    (12/03/2019 - 16:11)

    Dans cette COMMUNAUTE participent des personnes , enfants et adultes tout au bonheur de ce qui est le LEITMOTIV , la « connexion » avec les autres et avec la nature .SUPER!
    MAIS : l’utilisation du mot connexion devient comme 1 principe « magique » , irrationnel , qui n’a pas besoin d’être défini , explicité ( chacun fait sa sauce avec ses fantasmes)réfléchi , pensé . »Trop » réfléchir ….s’est probablement s »éloigner de son instinct .
    « INSTINCT » de construire des cabanes(sic), « GéNES » , ces termes dits et répétés souvent par le MENTOR Jean-Claude Cadry sont le contraire de la « curiosité  » qui est heureusement prônée dans la communauté .Un savoir qu’il faut gober tel quel ;
    Sans parler de la différence qu’il fait entre hommes et femmes : voilà que ressurgit l’instinct maternel , l’intuition féminine …de par le destin qui est de donner la vie ….quel bond en arrière!
    Sans parler de la peur de l’autre ( du monde qui n’est pas en connexion), à preuve l’indigène qui était sortie en pleurs ( ou triste ) d’une rencontre avec les non-connectés .Il y a les bons connectés , et les mauvais non-connectés ….ouais…
    MALAISE …..

      admin

      (13/03/2019 - 11:18)

      Je vous remercie pour votre avis. :-) Ce n’est pas un principe « magique » : il existe de nombreux articles et études scientifiques qui démontrent les bienfaits de passer du temps dans la nature. On peut les retrouver facilement sur Internet. C’est comme le sport : il est doté de nombreuses vertus, devrait-on dire pour autant qu’il est « magique » ?
      Et ayant expérimenté personnellement le fait de passer plus de temps dans la nature et ayant constaté les résultats sur des enfants, j’ai observé au contraire que les personnes reliées à la nature ont moins peur de l’autre, sont moins hostiles, agressifs, plus empathiques, plus pacifiques, plus aimants… Ce qui ne veut pas dire que la nature rend les gens parfaits et résout tous les problèmes. :-)
      De toute façon, ça ne peut pas faire de mal de passer du temps dehors, à l’extérieur et dans la nature. :-) Nos ancêtres vivaient ainsi. Sachant que les enfants d’aujourd’hui passent de moins en moins de temps dans la nature, les inviter à le faire pour leur santé n’a rien de nuisible.
      Après, peut-être que l’approche montrée dans ce film est trop « radicale » et donc pas assez parlante pour le grand public ? Je l’aurais souhaité plus didactique, plus abordable et plus simple, pour toucher plus de monde car son message est essentiel. Les pouvoirs publics en sont d’ailleurs conscients et multiplient les initiatives et campagnes pour promouvoir l’accès à la nature pour les jeunes. Il y a même une préconisation internationale qui impose dans les villes que tout enfant n’habite pas à plus de 500 mètres d’un parc (quelque chose comme ça), mais malheureusement, ce sont les parents qui font obstacle car ils ont peur de la nature : ils la jugent sale et dangereuse. Alors que les études montrent que c’est le fait de vivre loin de la nature, enfermé entre quatre murs, qui est dangereux pour la santé.
      L’Homme d’aujourd’hui a malheureusement oublié qu’il fait partie de la nature et est né d’elle, il n’en est pas séparé… Pourquoi s’en être fait une ennemie ou une simple chose à exploiter plutôt qu’à chérir et protéger ?

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